Le voyageur

Bel égoïste solitaire, je vais te quitter maitenant
Te délaisser dans les waters, que d'autres appelaient "occident"
N'oublie jamais que par ici, les idées qu'on dispose là
Se décomposent à l'infini, quand tu te fais avoir comme ça

Ton regard fixe maintenant, sur ta dérive à contre-temps
Dans ce jardin d'enfants!
Dans l'hiver gris et pourrissant, les giboulées jouissent au vent
Dans ce jardin d'enfants!
Tout est si calme à présent, dans ce jardin d'enfants
Tu es mort maintenant!

Jamais une figurine ne tombe, dans les aléas sinueux
De la rivière aux hécatombes, qui fertilise ton coeur vaseux
Les soupirants des soupirails, se trainent pour demander ta main
Puis s'en repartent sur les rails, attendre on ne sait quel train

Ombre drôle et candide
Ville vaine et sordide
Continent putride
L'acide a rouillé ton schéma
L'acide a rouillé ton schéma

Ta folie se grimme en éclat, éblouissant tes yeux de biche
Mais ce n'est qu'un nouveau coma qui te brocarde sur l'affiche
Le simulacre prend la place, tu redévores ta nostalgie
En compagnie des nuits de glace, embrassé par tes insomnies